
« Les collectivités sont en première ligne pour mener des projets sur le long terme. Et nous avons besoin d’être renforcés dans notre démarche plutôt que fragilisés », souligne Tristan Riom. Le vice-président de Nantes Métropole délégué au climat et aux énergies renouvelables constate en effet avec amertume « qu’au niveau national, on a des allers-retours sur des acquis environnementaux ». L'actualité internationale n'est guère plus réjouissante quant aux réponses aux défis environnementaux qui s'imposent à l'humanité.
Le territoire métropolitain, lui, a sa nouvelle feuille de route pour lutter contre le changement climatique. Après deux documents votés en 2007 et 2018, le 3e Plan climat air énergie territorial (PCAET) a été adopté pour la période 2024-2030. Élaboré avec les citoyennes et citoyens et les partenaires locaux, il affiche une ambition : la neutralité carbone en 2050. Pour ce faire, il décline 98 actions concrètes, organisées autour de trois volets.
- Un volet « atténuation », qui vise à réduire de 46 % les émissions de gaz à effet de serre et atteindre une part d’énergies renouvelables et locales de 20 % à horizon 2030 et 100 % en 2050. Il comprend aussi bien l’accompagnement de 1 000 foyers par an avec les Défis climat, que la multiplication par 2 du nombre de rénovations énergétiques (soit 10 000 logements par an), le seuil de 15 % de déplacements à vélo sur le territoire ou encore le développement des réseaux de chaleur.
- Un volet « adaptation », « enjeu majeur » et « potentiel sujet de fracture générationnelle, car les jeunes vont connaître des vagues de chaleur, donc l’environnement urbain doit être adapté à cela ». La Métropole entend privilégier les « puits de carbone naturels ». Parmi les actions déclinées dans le PCAET : le principe du 3/30/300 pour renforcer la place de la nature en ville, ou encore l’évolution du PLUm (Plan local d’urbanisme métropolitain).
- Un volet « qualité de l’air », où figurent les actions de suivi de l’évolution du trafic aérien et de ses impacts sur la qualité de l’air et de l’accompagnement des actions sur les chauffages individuels au bois les moins performants.
Une « gouvernance ouverte » pour le suivi
Les citoyens et acteurs locaux engagés dans la transition écologique ont été étroitement associés à la conception du nouveau PCAET. Ils sont également sollicités pour assurer un suivi collaboratif de sa mise en œuvre, et, selon Tristan Riom, « créer du consensus démocratique autour des questions de transformation écologique de la ville ». D’où la création d’un Forum métropolitain du climat, une « gouvernance ouverte », dont les membres bénévoles seront nommés par Nantes Métropole en mai 2025 pour trois ans.
Outre le suivi de la politique publique climat de Nantes Métropole, la nouvelle instance pourra « faire émerger des solutions innovantes, animer un réseau de partenaires et répondre à des appels à projets ». « Les services et moi-même sommes très sollicités par des associations et des collectifs qui veulent regarder ce qu’on fait, donc ça sera aussi un exercice de transparence », conclut l’élu.
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