Le centre socioculturel de Ragon a fait le plein ce mardi soir, des habitants venus nombreux pour découvrir la nouvelle mouture de la ZAC du Vert-Praud, créée en 2016. Une première version avait été présentée aux habitantes et aux habitants en 2019. Depuis, des études environnementales, menées entre 2018 et 2022, ont révélé une présence plus importante de zones humides et d’espèces protégées. Le projet, piloté Loire Océan Métropole Aménagement (LOMA), a donc été revu et corrigé.
Une offre de logements diversifiée
Le nombre de logements a été divisé par deux : 350 au lieu des 635 programmés initialement. Cet habitat se composera de 15 maisons individuelles, 23 logements intermédiaires et 312 collectifs (89 % des logements). « Il faut produire du logement qui réponde aux besoins de toutes et tous – les jeunes qui prennent leur autonomie, les familles, les seniors – avec 30 % de locatif social pour les personnes à revenus modestes, 20 % d’accession abordable et du logement libre », souligne Pascal Pras, vice-président de Nantes Métropole en charge de l’habitat, des projets urbains et de l’urbanisme durable.
Pour s’intégrer dans l’existant, les hauteurs des constructions seront variées : du R+1 vers le village de la Grande-Bauche au R+6 sur la rue du Vert-Praud. Le bâti fera la part belle aux matériaux biosourcés : « Grâce au travail mené sur le quartier Pirmil-les Isles, nous avons développé des filières d’entreprises capables de produire ces matériaux qui permettent notamment d’améliorer le confort d’été, indique Martine Métayer, conseillère municipale. Ces logements seront évolutifs et intégreront des espaces extérieurs : loggias, jardins partagés. » 2 000 m² seront dédiés aux activités économiques, notamment en rez-de-chaussée, pour dynamiser le quartier.
Révéler la biodiversité du site
Le secteur comprend une variété de paysages avec une pinède près de la rue de la Bauche-Thiraud, un arboretum – pins, eucalyptus, chênes – à proximité du village du Genétais, des zones humides arborées et une strate arbustive, intéressante pour les oiseaux, à proximité du village de la Grande-Bauche. La faune y est riche : chauves-souris, écureuils, reptiles. Les aménagements doivent venir révéler cette biodiversité jusqu’à présent peu visible.
4,7 ha de zones humides seront ainsi préservés, dont une zone de 2,8 ha d’espaces clôturés pour la vipère aspic et des aménagements favorisant l’épanouissement la biodiversité : gîtes pour les chauves-souris, passage à faune, nichoirs, refuges pour l’hibernation… Plus de 1 500 arbres seront conservés, 260 nouveaux sujets plantés et 107 arbres abattus. « La ZAC se situe dans une commune dotée de trames vertes et bleues – la Jaguère, la Sèvre, l’Ilette – et à proximité d’espaces verts : le parc de Praud, de la Carterie, le bois des Naudières. L’idée est de venir créer un maillage avec des cheminements verts qui seront consolidés grâce au projet urbain et qui permettront de finaliser cette continuité verte », souligne Claire Guiu, adjointe à la maire de Rezé en charge des droits des sols et de la ville nature.
Le projet prévoit la création d’une grande traversée piétonne et vélo d’est en ouest, des chemins piétons balisés et une passerelle dans la zone humide pour réduire l’impact sur la faune et la flore. Les Rezéennes et les Rezéens pourront profiter d’un parc de 6 ha ouvert sur la ville. Une aire de jeux, pour les enfants de 2 à 12 ans, sera aménagée dans l’arboretum du manoir. Le parc accueillera également des tables de pique-nique, des bancs et des appuis-vélos. D’autres aménagements feront l’objet d’une concertation avec les habitants.
Un quartier apaisé et pensé pour les mobilités douces
La rue du Vert-Praud sera réaménagée en zone 30 km/h, avec des espaces de rencontre limités à 20 km/h au cœur des îlots. Ce projet s’accompagne également de la requalification de la rue de la Bauche-Thiraud et de son entrée sur l’arboretum, offrant ainsi un espace public plus agréable et sécurisé pour les piétons et cyclistes.
Afin d’optimiser le stationnement et de limiter la circulation à l’intérieur du quartier, deux parkings silos d’environ 260 places seront aménagés à l’entrée du secteur, à proximité des futurs logements. Environ 70 places de stationnement public seront également disponibles pour répondre aux besoins des visiteurs et des habitants.